Naissance et développement de la résistance intérieure


Dès le 3 septembre 1939, à la suite de l’attaque d’Hitler sur la Pologne, la France et l’Angleterre ont déclenché les hostilités avec l’Allemagne en déclarant officiellement la guerre contre ce pays. Mais ce n’est pas avant le 10 mai 1940 que la bataille s’engage à l'Ouest, avec les premières offensives allemandes.




armistice du 22 juin 1940

Déjà, le 14 juin, les forces hitlériennes entrent dans Paris et le 17 juin, le maréchal Pétain demande l’armistice. Celui-ci est signé le 22 juin dans la forêt de Compiègne, vengeance personnelle du Führer pour effacer l'humiliation du 11 novembre 1918. La France est désormais coupée en deux, la zone Nord est occupée par les Allemands et la zone Sud est administrée par le régime de Vichy. Ce régime concentre la plupart des pouvoirs sur Pétain (exécutif et législatif), abolit les libertés fondamentales et collabore avec Hitler.

Discours du général de Gaulle appel du 18 juin 1940
Signature de l'armistice, le 22 juin 1940

Cependant, le général de Gaulle lance l’appel à la résistance le 18 juin 1940 en évoquant la dimension mondiale du conflit. C’est ce discours qui lance les FFL (Forces Françaises Libres) formées à partir de volontaires. Le général de Gaulle est soutenu dans sa cause par le premier ministre britannique Winston Churchill. Ainsi, même si son discours est peu entendu, des mouvements (Franc-Tireur, Combat) et des réseaux de résistance (Confrérie Notre-Dame, Brutus) naissent déjà. Le parti communiste français rejoint la résistance après l’invasion de L’URSS par l’Allemagne nazie le 22 juin 1941.

sabotage d'une voie ferré par un résistant
Discours du général de Gaulle, appel du 18 juin 1940

La résistance fait de nombreuses actions : propagande, presse clandestine (par exemple le journal Valmy est lancé par Raymond Burgard), filières d'évasion, attentats, sabotages et renseignement (par exemple Henri Frenay). Cependant, ces petits groupes de résistants n'ont pour la plupart aucune (ou très peu) de connexions entre eux. Il faut attendre le 8 mai 1943 pour la première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR), comprenant des délégués de toutes les tendances résistantes.

Jean Moulin
Sabotage d'une voie ferrée par un résistant

Cette réunion est rendue possible par Jean Moulin, préfet d’Aveyron puis d'Eure-et-Loir qui, refusant la collaboration franco-allemande et après avoir rejoint le général de Gaulle à Londres, crée le CNR à Lyon sous la direction du général de Gaulle. Il est capturé et torturé par la Gestapo deux mois plus tard, pour ensuite mourir dans un train le déportant en Allemagne. Il reste aujourd’hui une figure de la résistance française pour avoir unifié les différents mouvements de résistance.

passage en revue des FFL par le général de Gaulle
Jean Moulin

De son côté, de Gaulle reconstitue une armée française sous le nom des Forces Françaises Libres (FFL) dès juillet 1940. Elle compte seulement 10 000 soldats un an plus tard. Ces troupes participeront ensuite à la Libération de la France.

Le général Koenig au défilé de la Libération
Passage en revue des FFL par le général de Gaulle

Au début de 1944, les groupements armés issus des différents mouvements de résistance unifiés au sein des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) sont placés sous le commandement du général Kœnig. À partir de juin 1944, les FFI ont participé activement à la Libération des autres départements français.





Le général Koenig au défilé de la Libération